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In the Court of the Crimson King de King Crimson, 1969


    Pour moi cet album c'est vraiment le début du rock progressif. Sorti en 1969, en même temps que Abbey Road des Beatles, personne d'autre ne leur arrivait à la cheville en terme d'expérimentation et de battage total de burnes quand à être commercialement viable. C'est d'ailleurs pour ça qu'ils étaient très respectés par les musiciens, mais quasiment inconnus du grand public.

    Pour dire à quel point ils étaient en avant sur leur époque, rien que dans la première chanson, on retrouve du métal, avec la distortion mis sur la voix du chanteur et l'agressivité de l'instru qui l'accompagne, et du jazz fusion, avec le solo de cuivres de plusieurs minutes, deux genres qui ne feront leur apparition que quelque années plus tard.

The Dark Side of the Moon de Pink Floyd, 1973

Si vous reconnaissez cette image c'est normal. Cet album c'est le deuxième le plus vendu au monde avec 45 millions de copies, considéré comme le meilleur album de tous le temps par beaucoup de gens, la couverture est d'autant plus iconique.

L'album parle de la vie dans le monde moderne, chaque chanson étant sur un aspect de la condition humaine.
    On commence par un battement de cœur et Speak To Me, première chanson de l'album, une brève introduction qui utilise des sons des autres chansons pour annoncer ce qu'il y a à suivre, et on enchaîne directement sur Breathe, la naissance.
    On The Run est un instrumental, qui évoque la paranoia, et le sentiment d'être poursuivi, à travers ce qui semble être un aéroport.
    Time, aptement nommé, parle du temps, qui passe sans que l'on ne s'en rende compte, et que l'on gâche sans y réfléchir.
    The Great Gig In The Sky n'a pas de paroles a proprement parler, mais que des vocalises. Comme son nom le laisse penser, la chanson pest sur la vie après la mort et le paradis.
    Money est plutôt explicite. C'est sur l'avarice et la corruption de la richesse et du pouvoir.
Us And Them est sur la guerre et le racisme, la philosophie de "eux" et "nous", comme le dit le titre.
    Any Colour You Like est un autre instrumental qui est sur l'illusion du choix, le titre étant sur une phrase qu'un des roadies de Pink Floyd disait quand on lui demandait une guitare :
"Any colour you like, the're all blue"
"Vous pouvez avoir la couleur que vous voulez, elles sont toutes bleu"
    Brain Damage est sur la folie, inspiré par l'ancien membre et fondateur de Pink Floyd Syd Barett, qui dut quitter la groupe à cause de sa santé mentale.
    La dernière chanson, Eclipse, résume le tout en disant que : "tout ce qui est sous le soleil est en harmonie, mais le soleil est éclipsé par la lune". Et l'album se termine, comme i a commencé, avec un battement de cœur.

En plus du talent du groupe, une des raisons du succès de l'album est sa production, assurée par Alan Parsons, le même que Alan Parsons Project, qui utilisa beaucoup d'effect et de techniques révolutionnaires à l'époque, en plus de sons enregistrés que l'on peut trouver à travers tout l'album, et du synthétiseur qui venait de faire son apparition.


Fragile de Yes, 1972

C'est bo

    Yes, en plus de vouloir dure oui, est un de mes groupes préférés, donc il était temps que j'en parles. En oubliant 3 des chansons (qui ont clairement été ajoutés dans le seul but de faire chier), cet album est un chef-d'oeuvre du rock progressif. 
"Roundabout" c'est le groove ultime, et "Heart of the Sunrise" nous fait voyager à travers des paysages fantastiques. (je m'arrête là pour ne pas faire la critique pompeuse)
Pour le groupe, c'est leur premier grand succès commercial, la première couverture d'album faite par Roger Dean (et il en fera beaucoup ((et qu'es qu'elles sont belles)), et c'est la première fois qu'on entend tu prog à la radio.

Rock Progressif

    Le rock progressif, ou art-rock, est un genre principalement britannique des années 70, dont le but est de faire progresser le rock en tant qu'art. C'est grâce à leur expérimentations et à leurs innovations que de nombreux genre modernes existent. 
    Leur recherche de nouveaux sons se fait dans l'utilisations d'instrument auparavant jamais entendu dans le rock, comme tout les instruments "d'orchestre" (flûte, harpe, violon, cuivres...), le mellotron, ou le synthé, qui, grâce à l’intérêt de ces groupe dans l'instrument, passa de curiosité scientifique à instrument extrêmement répandu.
Le prog emprunte également de nombreux éléments aux autres genres pour faire avancer le rock, notamment le jazz, ce qui a créé le genre du jazz fusion, et le classique, qui se retrouve partout dans le prog.
    La structure des chansons est un élément emprunté du classique : au lieu d'utiliser le pattern vers/refrain/vers/refrain, le prog reprends les mouvements que l'on retrouve dans le classique, ce qui mène à des chansons très longues avec des parties différentes avec des motifs récurrents. Ce genre de prog, qui s'inspire énormément du classique, est appelé rock symphonique.
    En terme de paroles, le prog à des thèmes plus profonds que les simples chansons d'amour. Certains auteurs se rapprochent de la poésie, décrivant des paysages fantastiques, comme Yes ou King Crimson.
    En Allemagne, un style spécifique de prog nommé Krautrock émerge, qui prône l'utilisation du synthé, et qui pose les bases pour ce qui deviendra plus tard l'électronique.
Voici quelque groupes important du rock progressif :

Yes,

King Crimson,

Rush,

Genesis,

Pink Floyd,

Emerson, Lake and Palmer,

Jethro Tull,

The Moody Blues,

Electric Light Orchestra,

The Alan Parsons Project

Au final, à la fin des années 70, à force de chercher à perfectionner leur musique et de toujours être dans l’excès, le prog perdit sa popularité. De nombreux groupe resurgirent dans les années 80, avec une nouvelle formule beaucoup plus commerciale, ce qui leur valut beaucoup de popularité.

Pour encore plus de prog :

Thick as a Brick de Jethro Tull, 1972

Imaginez un homme si badass que non seulement il s'est appris tout seul à jouer de la flûte, il a formé un groupe de rock de reconnue internationale où il joue de sa flûte.

    Bienvenue dans le monde étrange et plein de surprises du rock progressif.
Thick as a Brick est un album constitué de deux chansons de 22 et 21 minutes respectives. Rien de plus normal. On y retrouve l'ambiance féerique de la flûte d'Ian Anderson, avec en même temps des grosses guitares bien amplifiées, qui nous amènent dans un petit village en Angleterre. C'est beau, c'est long, et ça vaut la peine d'être écouté.